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L’association « Vonnas Patrimoine » a présenté durant la journée du 18 avril, une exposition de photos au centre Saint Martin. Il s’agissait de retracer 200 ans de l’histoire de l’habitat et de l’urbanisation à Vonnas. Pour illustrer les nombreuses vues d’hier et d’aujourd’hui, le co-président de l’association et historien, Alain Ravoyard a donné une conférence sur ce thème. Elle a été suivie par une cinquantaine de personnes et a permis de mieux comprendre les différents facteurs de développement de cette commune qui est passée de 1000 habitants en 1800 à 3 300 habitants aujourd’hui.
Le samedi 18 avril, « Vonnas Patrimoine » a proposé une exposition très intéressante avec des photos anciennes en comparaison avec des photos actuelles sur les mêmes lieux. Intitulée « Vonnas hier et aujourd’hui », elle a permis de voir à quel point cette petite ville a changé en 200 ans. Passant ainsi d’une population de 2 000 habitants en 1800 à 3 300 habitants en 2026. Dans ce cadre une conférence a été donnée par Alain Ravoyard afin d’expliquer les facteurs de développement de l’urbanisation.
Cette transformation va se dérouler en trois phases durant 200 ans, les bases reposent sur la démographie, les conditions socio-économiques, les normes administratives, l’évolution des techniques de construction et la volonté des élus locaux.
Une petite bourgade rurale
En 1800, Vonnas n’est qu’une petite bourgade rurale qui compte une trentaine de maisons au bourg et des hameaux. Elle est traversée par deux rivières : la Veyle et le Renon, sur lesquelles on compte 7 moulins. Ce nombre important donne un premier essor à cette commune rurale car l’activité des moulins est une richesse et ce sont des lieux de rencontres sociales et économiques. Tout va changer en 1857, quand la gare est inaugurée au nord de la commune.
La gare : facteur de développement
Grâce à ce nouveau moyen de communication : le train, le visage de Vonnas sera transformé de façon durable. Le centre de gravité du village va se déplacer vers le nord et on va construire l’avenue de la Gare, bordée peu à peu de magnifiques maisons bourgeoises, grâce aux richesses du commerce apporté par la ligne de chemin de fer. En effet , les échanges de marchandises et le transport des personnes va favoriser le commerce. Dans le même temps, Vonnas devient aussi une ville importante pour ses marchés et ses foires. Les magasins se développent car les fermes alentours ne sont plus en autarcie complète : on vient faire son marché, vendre ou acheter et se fournir dans les magasins : de la chapellerie à la quincaillerie, en passant par la pharmacie, on trouve de tout à Vonnas. Ces foires vont permettre également le développement des restaurants et des auberges. La gastronomie si célèbre aujourd’hui est née à cette époque. A partir du début du 20ème siècle, l’habitat se transforme résolument vers plus de confort : arrivée de l’électricité et de l’eau courante dans les maisons, et une grande innovation : la construction du premier immeuble collectif toujours présent sur la place actuelle Ferdinand de Beost .
La modernité de l’après-guerre
A partir de 1950, la population de Vonnas, comme partout en France, entre dans l’ère de la voiture, des loisirs et d’un certain confort de vie pour tous. La voiture individuelle oblige à revoir encore l’urbanisation avec la création de parkings, de routes et de stations à essence. Les loisirs accessibles à tous : c’est une réalité dès 1969 avec la construction de la piscine où plusieurs générations de vonnassiens ont appris à nager. C’est aussi le développement du tourisme, notamment pour la gastronomie. Enfin les clubs de sport et les associations culturelles proposent des activités de plus en plus nombreuses et variées. Car le dénominateur commun aux deux périodes évoquées durant ce 20 ème siècle c’est l’arrivée de l’industrie à Vonnas, et notamment de la carrosserie industrielle. Peu à peu, les jeunes ne trouvant plus leur place à la ferme dans les villages voisins vont venir trouver du travail dans ces ateliers de fabrication. A cette époque, l’ascenseur social prend tout son sens et passe par le travail. Ces ouvriers vont s’ouvrir à une culture différente et réaliser le rêve des années 1970 : la maison individuelle sur son terrain indépendant. Ainsi l’urbanisation se tourne vers les lotissements et l’accession à la propriété. Vonnas ne cesse de s’étendre. Mais tout le monde ne pourra pas accéder à ce rêve, il faudra construire parallèlement des immeubles collectifs.
En conclusion Alain Ravoyard a tenté une projection dans 200 ans, que sera devenue cette commune ? Nul ne le sait, mais mieux connaître son passé permet d’éclairer l’avenir.
Article de notre correspondante Hélène Anglésio
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