28 août 2026 0h52

Le média numérique de la Veyle : toute l’actualité des 18 communes du territoire de la Veyle

Bey

[Retour] La conférence « Les Mères lyonnaises » dans le cadre du « Banquet de la Veyle »

Dans le cadre de l’exposition organisée par la Communauté de communes de la Veyle et intitulée « Le Banquet de la Veyle », une conférence a été proposée dans le salon d’honneur du château de Pont-de-Veyle, le samedi 7 février. Elle avait pour thème « Les Mères lyonnaises, histoires de femmes de goût ». C’est l’historien local Dominique Erster qui donnait cette conférence, tirée d’un ouvrage du même nom qu’il vient de publier. Durant une heure et demie, il a donné un aperçu des destins de ces fameuses « Mères », qui ont donné leurs lettres de noblesse à la gastronomie lyonnaise, dont la plus locale d’entre elles : Elisa Blanc, qui est notamment mise à l’honneur dans l’exposition qui se déroule jusqu’au 15 mars.

Dominique Erster est originaire du Haut-Bugey. Cet historien, généalogiste et écrivain est spécialiste de l’histoire du plateau du Retord, mais c’est un tout autre sujet qu’il est venu exposer ce samedi 7 février au salon d’honneur du château de Pont-de-Veyle. Depuis le 13 décembre et jusqu’au 15 mars, chaque week-end, on peut visiter dans ce lieu magnifique, une exposition intitulée « Le Banquet de la Veyle », née de la volonté du service culture et des élus de la Communauté de communes de la Veyle. Comme chaque année, ces expositions donnent lieu à des conférences et il était tout naturel d’aborder l’histoire des « Mères » lyonnaises, dont on peut dire qu’elles ont jeté les bases de la cuisine traditionnelle de cette région si riche en gastronomie. Tout d’abord, Dominique Erster a vérifié quelques pré-requis, avec les mots : « tablier de sapeur », « cardons », « moëlle », il s’est assuré que l’auditoire avait quelques notions des recettes des « bouchons » lyonnais, ce qui était le cas !

Le phénomène des « Mères » naît dès la fin du 18ème siècle avec quelques cas isolés, mais c’est surtout à partir de la fin du 19ème siècle et pendant une grande partie du 20ème siècle que cette tradition va s’inscrire dans un mouvement général, à tel point qu’on peut parler de marketing avant l’heure. En effet, plus on avance dans le temps et moins les « Mères » seront aux fourneaux, jusqu’à être remplacées exclusivement par des hommes.

Dominique Erster choisit quelques exemples emblématiques de l’apogée de cette époque. Issues le plus souvent du milieu rural, ces jeunes filles vont d’abord être embauchées dans des familles bourgeoises lyonnaises, c’est là qu’elles apprendront les bases de la cuisine. Puis les soyeux lyonnais vont traverser une crise, et vont devoir se séparer d’une partie de leurs domestiques, c’est ainsi que ces femmes seront parfois encouragées à ouvrir leur restaurant. On ne compte plus le nombre de rues anciennes qui ont connu ce type d’établissement, devenus des « bouchons » la plupart du temps. Une hypothèse a été donnée sur l’origine du mot « bouchon » : lorsque l’auberge recevait les clients à cheval, pendant le repas, des commis s’occupaient à « bouchonner » les chevaux.

Plus on avance dans la temps, plus les plats au menu augmentent en qualité et en élaboration. C’est ainsi qu’à partir de 1930, ces « Mères » gagnent des étoiles et sont recommandées par les guides gastronomiques. Citons la Mère Brazier, qui formera Paul Bocuse, et bien-sûr les trois Mères Blanc : Marie-Antoinette, Elisa et Paulette, qui accumulèrent 9 étoiles sur trois générations et dont a hérité Georges Blanc.

Prochaines animations de l’exposition :

  • Dimanche 15 février de 15h à 17h : Présentation et dégustation « L’aventure du piment de Bresse »
  • Samedi 21 février à 15h : conférence « La cuisine française : histoire d’un succès » Patrick Rambourg.
  • Samedi 28 février à 15h : Démonstration de roulage d’une poularde de Bresse par Ghislaine Déroche.

Article de notre correspondante : Hélène Anglésio.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Veyle Actu

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

Veyle Actu

GRATUIT
VOIR